Témoignage d’une jeune femme, Anne Dauphine Julliand

« Aimer la vie, même si… »

Journée Émergences 2013.

Anne commence sa conférence par une phrase essentielle prononcée par son fils, Gaspard : » Dans la vie il y a plein de peines, mais la vie… Elle vaut la peine ! »

Une femme heureuse, qui contrôlait tout et qui voulait que tout soit parfait… Quand elle apprend que sa fille de 2 ans a une maladie dégénérative et mortelle, elle se retrouve pour la première fois de sa vie anéantie, à terre.

Elle savait qu’elle ne pouvait pas la sauver mais par contre qu’elle pouvait faire quelque chose pour le bonheur de sa fille… Mais quoi ?

Avec Loïc, son mari, ils décidèrent de dire la vérité aux enfants, leur fille Thaïs et leur fils Gaspard, avec des mots à leur portée : un moment de partage intense où les sanglots sont sortis avec beaucoup de chagrin. Mais… Quelques instants après, Gaspard proposa de fêter l’anniversaire de sa soeur. Voyant ses parents si interloqués, il ajouta : »Mais aujourd’hui, elle vit et c’est son anniversaire, non ? »

Cette petite phrase si simple fut le déclic pour Anne.

Cela déclencha de la joie dans son coeur et du coup, toutes les fêtes qui s’en suivirent : Noël, Pâques, les baptêmes etc. furent des sources de joie et de bonheur sans pareils ! Anne avoue: « Gaspard m’a montré qu’on pouvait choisir de vivre des moments heureux en incarnant le temps présent, ce temps qui lève toutes les peurs de la vie ! »

Elle parle de la psychologie positive… Pas des pensées positives car on peut toujours se dire qu’il fait beau quand il ne fait pas beau, mais la vérité c’est qu’il ne fait pas beau ! La psychologie positive nous invite à regarder ce qui est beau même dans quelque chose qui n’est pas beau… C’est aussi prendre l’instant comme il est et le vivre pleinement tel il est : Anne ne veux pas qu’un instant difficile contamine l’instant qui suit, alors elle le vit pleinement. Et c’est Thaïs, sa fille, du haut de ses 2 ans passés, qui lui a montrer le chemin.

Pour Thaïs c’était :
« Ok, je choisis la Vie,  j’y vais avec tout ce que je suis, avec mes forces et mon courage, j’y vais de toute mon âme ! »

« Quelque soit  notre vie on peut choisir la façon dont on va conduire notre petite embarcation, nous restons le « capitaine » à bord même si l’on ne peut pas tout contrôler ! », explique Anne.

Mais je vous laisse écouter ce qui suit, la formidable leçon que nous donne ce couple, Anne et Loïc ; écoutez aussi comment Anne parle du rapport à l’autre, malgré tout… Oui, comment ne pas se sentir isolée après tant de souffrance ?